Que ce passera t-il, maintenant ?
Les deux mois de cet été s'écouleront-ils avec cette lenteur infinie et cette sourde douleur, lorsque, comme cette après-midi, je suis partie sans un regard en arrière ? Serait-ce encore ces regards de loin, ces sourires crispés, ces ½illades assassines... ? Allons nous encore brasser de l'air, pisser dans un violon, jusqu'à ce que le temps s'écoule et ne nous laisse plus que le vague souvenir d'un dernier jour de classe ?
Mon avis reste le même, nous allons nous éloigner, c'est d'ailleurs déjà fait. Il n'y avait plus délires, plus de trips communs, il restait quelques bandes, désormais il y aura en plus la distance. Cette distance qui a fait que, pendant une quinzaine de minutes, nous sommes restées aux regards en coin, sans même se dire bonjour, à ne pas parler, à attendre l'autre. Tout, tout est terminé. On l'a su au moment même où l'on s'est retrouvées en rond, assises sous le Viaduc, avec Laurine allongée sur Julia, Tristan en regard silencieux, assis sur un casque. Au moment même où nous avons regardé l'ensemble qu'on faisait, deux clans bien définis mais sans aucune séparation. On a toutes su, à ce moment là, qu'on allait partir avec les mêmes arguments qu'en arrivant, qu'on aurait pas réussi à recoller les morceaux, qu'on regretterait amèrement mais sans jamais en parler. Mais de toute façon, ça nous pendait au nez, non ? Depuis le temps que chacune jacasse dans le dos de l'autre, depuis le temps qu'il n'y a plus de confiance entre certains, depuis le temps que tout cela pèse sur d'autres sans qu'ils puissent en parler. Depuis qu'elles ont été réduites à ces après-midi à deux, sans que jamais personne ne leur demande où elles étaient. Il n'y a aucune date, seulement des évènements, des jours qui se sont enchaînés, des semaines qui sont passées, noyant notre joyeuse petite bande, pour en former d'autres.
Dans cette histoire, il faut bien avouer que chacune de nous a aimé le côté "Je peux enfin tout lâcher, je peux dire à machin tout ce que je lui reproche, même tout ce dont je n'ai rien à foutre, juste pour la faire chier, juste pour être sadique, vicieuse, manipulatrice, juste pour avoir le plaisir de plonger un regard froid dans ses yeux de poisson et lui dire d'une voix calme et posée, à mots couverts, que je la déteste". C'est le propre de l'homme, comme elle le dit, de blesser et d'être blessé en retour. C'est le propre de l'homme, d'aimer souffrir de temps en temps, pour avoir quelque chose à raconter, quelque chose à écrire. C'est le propre de l'homme, de trouver des prétextes pour haïr des gens, histoire de parler indéfiniment d'eux dans le noir, avec une amie allongée à côté. C'est le propre d'une femme, d'être manipulatrice, vicieuse, mesquine, c'est dans son caractère de sortir les vieux dossiers lors d'une petite engueulade qui finira comme une accusation de trahison. C'est le propre d'une femme, de faire souffrir, de souffrir en retour, et d'aimer ça.
Ca serait tellement plus simple d'être un mec. Oui mais non, c'est parce qu'on est nous, qu'on s'est retrouvées sur ce putain de dallage glacé, à regarder et écouter les voitures passer à côté, pour finir par partir d'un pas rageur, se coller dans un coin et attendre. Qu'est-ce que j'ai attendu ? Un coup de fil, une main sur mon épaule, un peu de silence, quelqu'un qui ne me dirait rien, ne me reprocherait rien, comprendrait. Parce qu'il y en a qui ont compris. Mais c'était bien plus simple de hurler au scandale, de crier au complot, de dire qu'on attendait que ça. C'était tellement, tellement plus simple. Tellement plus simple d'insulter les gens, puis de vouloir revenir vers eux en attendant qu'ils fassent un pas, tellement plus simple de sortir des mots comme "Salope" et "Pouffiasse", puis de dire "C'est pas nous qui vous avons insultées".
Il y a tellement de gens avec qui ça ne repartira pas. Un groupe d'environ sept personnes, duquel on s'est extrait en disant au revoir à deux. Une demi-heure de discussion animée, avec plusieurs personnes qui ne souhaitaient pas de réconciliation. Alors, tant pis.
Moi je suis partie, je ne reviendrais pas.
Et sur cette embrouille qui m'a coûté une
partie de ma joie de vivre du moment, pour
une "cause" que je n'ai pas comprise, je
tire ma révérence et laisse ce blog à vos
commentaires haineux. Tant pis.
Les deux mois de cet été s'écouleront-ils avec cette lenteur infinie et cette sourde douleur, lorsque, comme cette après-midi, je suis partie sans un regard en arrière ? Serait-ce encore ces regards de loin, ces sourires crispés, ces ½illades assassines... ? Allons nous encore brasser de l'air, pisser dans un violon, jusqu'à ce que le temps s'écoule et ne nous laisse plus que le vague souvenir d'un dernier jour de classe ?
Mon avis reste le même, nous allons nous éloigner, c'est d'ailleurs déjà fait. Il n'y avait plus délires, plus de trips communs, il restait quelques bandes, désormais il y aura en plus la distance. Cette distance qui a fait que, pendant une quinzaine de minutes, nous sommes restées aux regards en coin, sans même se dire bonjour, à ne pas parler, à attendre l'autre. Tout, tout est terminé. On l'a su au moment même où l'on s'est retrouvées en rond, assises sous le Viaduc, avec Laurine allongée sur Julia, Tristan en regard silencieux, assis sur un casque. Au moment même où nous avons regardé l'ensemble qu'on faisait, deux clans bien définis mais sans aucune séparation. On a toutes su, à ce moment là, qu'on allait partir avec les mêmes arguments qu'en arrivant, qu'on aurait pas réussi à recoller les morceaux, qu'on regretterait amèrement mais sans jamais en parler. Mais de toute façon, ça nous pendait au nez, non ? Depuis le temps que chacune jacasse dans le dos de l'autre, depuis le temps qu'il n'y a plus de confiance entre certains, depuis le temps que tout cela pèse sur d'autres sans qu'ils puissent en parler. Depuis qu'elles ont été réduites à ces après-midi à deux, sans que jamais personne ne leur demande où elles étaient. Il n'y a aucune date, seulement des évènements, des jours qui se sont enchaînés, des semaines qui sont passées, noyant notre joyeuse petite bande, pour en former d'autres.
Dans cette histoire, il faut bien avouer que chacune de nous a aimé le côté "Je peux enfin tout lâcher, je peux dire à machin tout ce que je lui reproche, même tout ce dont je n'ai rien à foutre, juste pour la faire chier, juste pour être sadique, vicieuse, manipulatrice, juste pour avoir le plaisir de plonger un regard froid dans ses yeux de poisson et lui dire d'une voix calme et posée, à mots couverts, que je la déteste". C'est le propre de l'homme, comme elle le dit, de blesser et d'être blessé en retour. C'est le propre de l'homme, d'aimer souffrir de temps en temps, pour avoir quelque chose à raconter, quelque chose à écrire. C'est le propre de l'homme, de trouver des prétextes pour haïr des gens, histoire de parler indéfiniment d'eux dans le noir, avec une amie allongée à côté. C'est le propre d'une femme, d'être manipulatrice, vicieuse, mesquine, c'est dans son caractère de sortir les vieux dossiers lors d'une petite engueulade qui finira comme une accusation de trahison. C'est le propre d'une femme, de faire souffrir, de souffrir en retour, et d'aimer ça.
Ca serait tellement plus simple d'être un mec. Oui mais non, c'est parce qu'on est nous, qu'on s'est retrouvées sur ce putain de dallage glacé, à regarder et écouter les voitures passer à côté, pour finir par partir d'un pas rageur, se coller dans un coin et attendre. Qu'est-ce que j'ai attendu ? Un coup de fil, une main sur mon épaule, un peu de silence, quelqu'un qui ne me dirait rien, ne me reprocherait rien, comprendrait. Parce qu'il y en a qui ont compris. Mais c'était bien plus simple de hurler au scandale, de crier au complot, de dire qu'on attendait que ça. C'était tellement, tellement plus simple. Tellement plus simple d'insulter les gens, puis de vouloir revenir vers eux en attendant qu'ils fassent un pas, tellement plus simple de sortir des mots comme "Salope" et "Pouffiasse", puis de dire "C'est pas nous qui vous avons insultées".
Il y a tellement de gens avec qui ça ne repartira pas. Un groupe d'environ sept personnes, duquel on s'est extrait en disant au revoir à deux. Une demi-heure de discussion animée, avec plusieurs personnes qui ne souhaitaient pas de réconciliation. Alors, tant pis.
Moi je suis partie, je ne reviendrais pas.
Et sur cette embrouille qui m'a coûté une
partie de ma joie de vivre du moment, pour
une "cause" que je n'ai pas comprise, je
tire ma révérence et laisse ce blog à vos
commentaires haineux. Tant pis.

